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Sports and More

Basée essentiellement sur le Football et la NBA, ce blog vise également à traiter des grands évènements des autres sport. En traitant du terrain, mais aussi - et peut être avant tout - de ce qui l'entoure.


Fabuleux !

Publié par Jean Doulorni sur 16 Octobre 2012, 23:09pm

Catégories : #Edf, #france, #espagne, #giroud, #matuidi, #sissoko, #ribery, #benzema

Fabuleux !

L’équipe de France a réalisé ce soir, ce en quoi plus personne ou presque ne croyait. Menés, presque injustement durant la grande majorité du match, les Bleus sont allés, au courage, chercher une incroyable égalisation dans les arrêts de jeu grâce à un Giroud retrouvé et entré quelques secondes auparavant. C’est déjà le match référence qu’attendais Didier Deschamps, mais surtout c’est le premier match où cette équipe nous aura fait vibrer depuis de longs mois…

Une entrée en matière timide

Face à une équipe d’Espagne mieux rentré dans la rencontre, l’équipe de France courbe l’échine mais ne rompt pas. Les bleus mettront ainsi quelques minutes avant de parvenir enfin à ressortir le ballon. Les champions du monde en titre eux conservent le ballon et font tourner, sans réellement trouver de solution dans le dos de la défense française. Il faut ainsi attendre la 15e minute pour voir une première frappe, timide, de Cazorla qui venait de remplacer Silva, blessé. La France est alors bien dans le match, ne se précipitant pas trop dans la relance. Les coups offensifs sont déjà joués à fond bien que ça manque de soutien et spontanéité. Néanmoins, on sent déjà une conviction à laquelle nous n’étions plus habitués avec cette équipe. Les deux lignes de quatre sont bien en place avec un Gonalons très concentré intercalé. Le boulot défensif de Ribery et particulièrement impressionnant, à l’inverse de son alter-égo côté droit, Menez, qui marche, marche et marche encore. Il sortira d’ailleurs en marchant…

Puis, le drame. Alors que l’équipe de France n’a pas été réellement mis en danger, et qu’on sent une Espagne moins sure de sa force que lors de l’Euro notamment, Sergio Ramos – pourtant le seul joueur de la Roja à être foutu de mettre une tête - se retrouve seul suite à un coup de pied arrêté évidemment bien frappé. Le ballon rebondit sur la barre, mais lui revient dessus après un centre. Lloris manque l’interception, sanction immédiate. L’Espagne ouvre le score, c’est cruel et froid mais ça compte. La France qu’on sentait enfin pleinement impliquée se fait punir sur sa seule erreur, une faute de marquage de Sakho.

Un arbitrage de niveau L1

Le match reprend comme on l’avait laissé avant le but. Le ballon tourne, tourne lentement mais la France ne l’a que rarement. Pendant ce temps l’arbitre allemand décide ne siffler qu’en faveur de l’Espagne, comme si ce n’était pas déjà assez compliqué comme ça… A la 36e, Debuchy se fait ainsi découper pour la troisième fois consécutive, la faute sera bien sifflée… mais contre lui. Comme si ça ne suffisait pas, quelques minutes plus tard sur un banc coup-franc, le Benz’ au second poteau remet le ballon de la tête, Menez seul la pousse au fond ! Egalisation… Mais non, l’arbitre considérant sans doute que l’on n’a pas suffisamment vu sa belle mèche brushingué, décide se faire remarquer en refusant injustement un but pourtant valable. Dommage, d’autant que ce n’est que la seconde occasion franche après une frappe du gauche de Benzema (34e).

Les joueurs semblent alors particulièrement énervés, peu aidés il est vrai pas un banc fou de rage où Didier Deschamps met une pression maximal au quatrième arbitre, ainsi qu’au juge de ligne aux évidents problèmes oculaires. Déconcentration équivaut souvent à punition. Quelques secondes plus tard, Koscielny jusqu’à là parfait, ne tacle pas et préfère dégager. C’est con, l’espagnol a intercalé sa jambe et Koscielny ne prend pas le ballon mais la jambe. Le lutin ibère n'a plus qu'à tomber bien proprement. Penalty, et déjà l’assurance qu’on ne ramènera rien de Madrid.

Mais Hugo Lloris en a décidé autrement, visiblement les sushis ce n’est pas trop son truc, la paëlla le botte plus et ce soir c’est son match. Fabregas a beau plutôt bien tiré son péno, la détente horizontale est parfaite et sur sa droite l’ancien lyonnais va chercher la gonfle préservant ainsi l’essentiel, à la mi-temps les bleus ne sont pas mort et bizarrement : ils sont mêmes plutôt bons.

La meilleure mi-temps française depuis France-Brésil (2006)

Pour la France, la seconde période commence mal, non seulement la présence athlétique semble un peu moins présente mais surtout ce nul de Arbeloa ce blesse et sort. Dommage pour Ribery, il passait une soirée sympa jusqu’à là. Cependant, on sent déjà les tricolores prendre peu à peu le contrôle du match, certes la possession du ballon n’est pas française mais elle est plus équilibrée et les français gagnent les duels tout en prenant les seconds ballons.

Rentre alors Valbuena, le lutin marseillais, à la place de Gonalons une option bien offensive face à une équipe d’un tel niveau. Néanmoins, il aidera rapidement par ses décrochages pour permettre de conserver le ballon, mais aussi de trouver plus aisément Ribery et Benzema. Nous sommes à l’heure de jeu et c’est alors une période complétement française, la moitié du stade croit bien voir l’ouverture du score lorsque Ribery aux 16 mètres trouve le mauvais côté de la lucarne. Quelques instants plus tard, Matuidi qui domine littéralement le milieu de terrain espagnol récupère et trouve Benzema qui ne peut conclure. C’est ensuite le madrilène qui prend le rôle de passeur, mais son centre ne peux être repris par ch’ti Franck. Par la suite, dans un situation similaire, Benzema centre fort devant le but, mais là encore Menez arrive un peu tard.

Les contres espagnols sont alors épisodiques, mais surtout bien coupés par Matuidi, Koscielny voire Evra étonnamment au diapason ce soir. Néanmoins cette incapacité chronique a marqué apparait désespérante, au point qu’un frustrant 1-0 semble être l’option la plus probable concernant le score final. Seul Ramos, encore seul sur un corner et qui place sa tête au-dessus (69e) parvient à se montrer dangeureux.

Cependant, les Bleus ne rendent pas les armes et à la 71e minute, Sissoko qui vient de remplacer le transparent – et très énervant - Menez, impose son physique aux 30 mètres, transmet à Ribery côté droit dont le centre est malheureusement un peu court alors que Benzema et Sissoko étaient seuls au second poteau. Dans la minute qui suit, Matuidi, encore lui, récupère et sert Benzema. Dans son jardin, le coin gauche de la surface, il temporise et centre pour Sissoko, seul aux 6 mètres qui catapulte son ballon dans les nuages.

La délivrance !

Si les français prennent de plus en plus le dessus, notamment concernant l’impact physique les actions franches commencent alors à ce faire plus rares et à être moins tranchantes. Heureusement, alors qu’on se dirige vers le match nul, à la 82e minute le micro de Christian Jeanpierre arrête de fonctionner. On se dit alors qu’on vit sans doute le meilleur du match, surtout lorsque 5 minutes plus tard, Benzema doit laisser sa place suite à une béquille reçue lors d’un duel aérien.

L’Espagne ne voit – vous ne rêvez pas – presque plus le ballon dans ces dix dernières minutes, mais entre les jambes un peu lourdes, quelques imprécisions et les jambes espagnoles qui trainent Casillas n’est plus inquiété.

C’est alors qu’un Evra volontaire (notez ici l’oxymore) s’arrache pour aller récupérer un ballon aux 50 mètres. Sissoko remonte le ballon, fixe son adversaire et décale l’ailier munichois. Frank Ribery envoi alors un amour de centre en retrait pied gauche, pour la tête décroisée d’Olivier Giroud qui laisse le gardien et capitaine espagnol à genou sur sa ligne. L’égalisation après la 93e minute, au bout du bout des arrêts de jeu.

Un moment génial, surtout après avoir mangé autant de pain noir depuis 2006. Comme quoi, ils sont capables d’exploits, de se battre et de faire un peu rêver. Avant même le résultat, c’est sans doute ça la grande nouvelle de la soirée.

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